Les jeunes algériens et Al Qaida

Cet article d’Amir Akef dans le Monde du 26 Septembre 2007 met en avant la jeunesse des terroristes algériens. Agés de 14 à 16 ans, ils suivent, « dans les maquis environnants, des entraînements au maniement des armes et au transport de bombes ». On leur donne des noms de guerre et l’usage de la technologie moderne (disques compacts) permet de leur enseigner les méthodes de combat à domicile. L’attentat-suicide du 8 Septembre dernier contre une caserne des garde-côtes à Dellys a fait 30 morts et fut perpétré par un jeune terroriste, Nabil Belkacemi, surnommé Abou Moussab Al-Zarquaoui: il n’avait que 15 ans. Selon l’article,

« le délai entre sa disparition du domicile familial et l’attentat n’a pas dépassé quelques mois. La presse algérienne a mis en cause l’influence d’un imam du quartier de l’Appreuval, à Kouba, dans la banlieue d’Alger, qui a depuis été arrêté.

Aux critiques sévères sur la gestion des mosquées, le ministre des affaires religieuses, Bouabdallah Ghlamallah, a répondu que le  » recrutement des kamikazes et des terroristes ne se fait pas à l’intérieur des mosquées, mais aux alentours de ces édifices religieux, c’est-à-dire sur la voie publique « .

A l’occasion du dixième anniversaire du massacre de Bentalha, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) estime qu’au moins un million d’enfants algériens sont victimes de traumatismes liés à la violence terroriste et que seuls 5 % ont bénéficié d’une prise en charge psychologique appropriée. Une situation qui fait craindre une banalisation de la violence.

Dans le même temps, le nombre de «  harragas « , ces jeunes qui tentent de rallier l’Europe clandestinement dans des bateaux de fortune, ne cesse de croître en dépit des dangers. Une autre forme de désarroi contre lequel les parents semblent tout aussi démunis.

Enfin, il sembleraient que ces jeunes soient rémunérés, entre 20 à 30 euros (2000 à 3000 dinars) pour faire les informateurs auprès d’Al Qaeda au Maghreb islamique:

«  »Ils étaient chargés de collecter des informations sur les mouvements des policiers, des militaires et des entrepreneurs dans la région (…) Les policiers qui les ont arrêtés sont convaincus qu’ils se trouvaient en présence de kamikazes potentiels. Un responsable de la police a lancé un appel aux parents pour qu’ils « surveillent les fréquentations de leurs enfants « . »

Les itinéraires du terrorisme islamiste

Beaucoup d’articles sont parus ces derniers temps, 6 ans après les attentats du World Trade Center, et quelques jours seulement après les arrestations opérées en Allemagne, envers des jeunes gens soupçonnés d’avoir tenté de préparer des attentats à la voiture piégée pour le compte de l’Union islamique du Jihad (IJU). Un article de Cécile Calla paru le 11 Septembre 2007 dans le Monde, De la province allemande au Jihad, explique le parcours des terroristes en devenir… Et comme elle le dit si bien dès la première phrase, « c’est un itinéraire qui reflète le nouveau visage pris par le terrorisme islamiste« .

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Les attentats au Royaume-Uni – Tentations ultra-sécuritaires

Dans cet article du Temps, on apprend aujourd’hui que les terroristes présumés des tentatives d’attentats du week end dernier au Royaume Uni seraient des médecins originaires du Moyen-Orient. Le premier, Mohammed Jamil Abdelqader Asha, 26 ans, est un chirurgien diplômé en Jordanie en 2004. Le second, Bilal Abdulla, a été diplômé à Bagdad en 2004: « c’est lui qui avait mené l’attaque contre l’aéroport de Glasgow samedi (mais n’est pas celui qui s’était aspergé d’essence). Tous les deux exerçaient leur profession en Grande-Bretagne. La connexion irakienne est une information capitale, alors que le nouveau premier ministre, Gordon Brown, dément tout lien entre les risques de terrorisme et la guerre en Irak. Cela laisse apercevoir un scénario très différent des attentats du 7 juillet 2005, où trois de quatre kamikazes étaient britanniques », précise le journaliste Eric Albert.

Ces éléments laissent donc penser que les attentats ont été manigancés par une cellule terroristes étrangère. L’échec de l’attentat de Londres laisse de nombreuses pistes aux enquêteurs. Mais fournit aussi toutefois des arguments pouvant raviver fortement les tentations sécuritaires. Lire le reste de cette entrée »